Rouselocin

intimité poète.unblog.fr

16
juin 2015
Posté dans poésie par rouselocin à 2:04 | Pas de réponses »

Contrariété et déception sont parfois le lot quotidien

Quand s’ajoute la désillusion d’un enfant qui est sien

Il y a doute, puis culpabilité d’avoir failli à son devoir

Toutes les années d’éducation semblent bien dérisoires

Est-ce que la faute vient d’un manque passé inaperçu

D’une omission involontaire à un besoin non reconnu

C’est un sentiment d’échec qui indique l’impuissance

A ne pas être sur tous les fronts en toute connaissance

Regrets et remords ne font rien à la force de caractère

Qui s’affirme dès le tout début, sans retour en arrière

Si l’enfance autorise des limites, c’est fini à la puberté

De l’adolescence à l’âge adulte, la guerre est déclarée

Les parents ne comprennent pas leur comportement

Quelle que soit la manière d’aborder le raisonnement

Face à la rébellion, les paroles se heurtent à un mur

Les mots n’ont pas assez d’impact pour frapper dur

Il faut attendre que les jeunes se responsabilisent

Avec l’espoir qu’ils ne fassent pas de graves bêtises

L’intelligence et la réflexion s’avèrent primordiales

Pour que la jeunesse échappe à l’influence du mal

16
juin 2015
Posté dans poésie par rouselocin à 2:03 | Pas de réponses »

Comme une gifle le passé douloureux refait surface

A cause des propos graveleux d’un individu salace

Qui refuse d’oublier son ignominieux comportement

Et vous le remet en mémoire à tout bout de champs

Décomplexé des actes qui ont traumatisé l’enfance

Il persiste et signe avec des rappels en abondance

Obtus à la gêne et le mal occasionnés par ses mots

Seul, son souvenir importe pour un sujet non clos

Aucun signe de contrition ou de regard d’humilité

Estimant sans doute qu’il n’y a rien à pardonner

Ignorant la souffrance latente depuis des décennies

Sa vantardise, hélas, ne fait qu’accentuer le mépris

Faire ravaler dans le gosier de cette immonde bête

Les paroles vicieuses qu’à servir jamais il n’arrête

Afin de tenter d’enfouir au plus profond cet avant

Que le garçon changé en animal vous ait pris tant

 

16
juin 2015
Posté dans poésie par rouselocin à 2:02 | Pas de réponses »

C’est reparti pour la musique funeste de la mort

Dont le glas accablant tonne de plus en plus fort

Martelant la tête de son abrutissante souffrance

Battant la mesure avec une effroyable constance

Les pensées ont pris la fuite à cause de ce tapage

Pendant que se succèdent les tumultueux orages

Dans un déferlement de sons plus que véhéments

Avec des turbulences menant jusqu’à épuisement

Ce n’est pas dehors mais dedans que tout est gris

Et les rythmes soutenus n’accordent pas de répit

La violente cavalcade poursuit sa ronde infernale

A une cadence effrénée qui met le cerveau à mal

Que s’achèvent ces déchaînements dévastateurs

Prenant à chaque fois une conséquente ampleur

N’est-ce qu’une fente filtrant entre les paupières

Comme un secours par un simple trait de lumière

Pour échapper à cette torture criante et mortelle

Qui revient obscurcir la vie en un cycle perpétuel

Dès que cesse la tempête provoquée par ces maux

L’esprit libéré du tourment peut trouver le repos

16
juin 2015
Posté dans poésie par rouselocin à 2:02 | Pas de réponses »

Sur ce beau visage où ne se tarissent les pleurs

La tristesse mise à nue est révélée sans pudeur

Ombres passant dans les yeux noyés de chagrin

Avouant une délicatesse que la frayeur étreint

Inquiétude d’une arrivée par un refus de savoir

Piquée de curiosité pour la venue mêlée d’espoir

Que cache la crainte de l’insupportable attente

De la nouvelle d’ailleurs dont le motif impatiente

Sans raison, l’émoi envahit les traits bouleversés

Et ne peut empêcher l’envie impérieuse de pleurer

Hasard d’une pensée alarmante envers un ressenti

Qui fait couler tant de larmes avec un air contrit

Vienne la menace ou la joie par d’éventuels mots

Afin d’éclairer sur la nature de tous ces maux

 

16
juin 2015
Posté dans poésie par rouselocin à 2:01 | Pas de réponses »

Il y a tellement de rêves qui ont été ardemment souhaités

Et d’espoirs déçus de n’avoir pas eu l’heur d’être exaucés

Qu’ils stagnent en mémoire comme des projets inaboutis

Tels des regrets après une faute de parcours dans la vie

Ô combien désirés, ces vœux irréalisés ont un goût amer

S’ajoutant aux remords de ne pouvoir revenir en arrière

Cette pensée déclenche un soupir pour le mauvais choix

De la route prise par erreur, sans aucune prochaine fois

La culpabilité pèse un peu plus lourd au cours du temps

Quel que soit le chemin saisi, involontaire ou conscient

Les goûts prononcés pour déborder des sentiers battus

Procurent un vrai plaisir à s’aventurer vers l’inconnu

Mais avoir une existence réussie n’est pas en option

Elle dépend des actes appréhendés et leur répercussion

Sur l’instant, anodins, il faut en subir les conséquences

Et les tirer derrière soi avec une profonde désespérance

Désirs, envies et besoins sont l’apanage de la jeunesse

Alors que la déception grandit à mesure de la vieillesse

16
juin 2015
Posté dans poésie par rouselocin à 2:00 | Pas de réponses »

Contempler le vide où règne un étourdissant silence

Fait affleurer la nostalgie d’avoir perdu l’innocence

Les instants précieux vécus par une jeunesse rieuse

Dont aucun nuage ne couvrait l’atmosphère joyeuse

Cette liberté de vivre le présent et ne pas s’inquiéter

Autant que dure l’insouciance sans responsabilités

Jusqu’au moment de l’éveil à la réalité et son poids

C’est le passage des saisons, du printemps au froid

Les souvenirs évoquent ces années sous protection

Qui se vivaient comme un dû et nulle appréciation

Ni pensées pour les sacrifices qui ont été consentis

Par la famille aimante afin de nous faciliter la vie

Tout était normal, acquis, voire même insuffisant

Pour ceux qui ont eu la chance d’un foyer tolérant

L’esprit se remémore les grandes colères du caprice

Notre petite personne se voyait victime d’injustice

Partager ne faisait pas partie de notre vocabulaire

Que ce soit avec la fratrie ou bien l’école primaire

Cet âge d’or de l’inconscience rapidement disparu

Amène le regret d’un passé pas toujours reconnu

Que de « si » se forment avec un regard en arrière

De n’avoir pas su apprécier cette époque éphémère

16
juin 2015
Posté dans poésie par rouselocin à 2:00 | Pas de réponses »

Mon cœur peine du sort qui lui est réservé

Errance et solitude d’une unique destinée

Pas de mot doux qui éveille la palpitation

Ni tendresse câline suscitant une émotion

Combien n’ont-ils pas trouvé l’âme sœur

L’émoi réciproque qui se nomme bonheur

Deux êtres qui rencontrent leur pendant

La reconnaissance immédiate des amants

Ni hasard, ni coïncidence ou bien fatalité

Il faut être réaliste, humble avec lucidité

Que ce soit la voie que nous avons choisie

Ou celle que l’existence nous a impartie

Le devoir qu’on nous assigne est prioritaire

Même si cela nous prive de complémentaire

Ce dont on n’a pas droit, a une explication

L’intérêt porté aux autres est une mission

Si le but à accomplir est un sacrifice en soi

C’est avec amour qu’on l’effectue et la Foi

Altruisme et dévouement rendent heureux

Il est normal de venir en aide aux miséreux

Chaque sourire retrouvé grâce à un soutien

Est une faveur méritée d’avoir fait le bien

16
juin 2015
Posté dans poésie par rouselocin à 1:59 | Pas de réponses »

Les uns après les autres les proches disparaissent

Au cœur débordant d’amour il n’y a que tristesse

C’est une onde de choc qui éteint la joie de vivre

Peines et pleurs sont venus remplacer les rires

Il n’y a ni avant, ni après, mais que maintenant

Une période de chagrin où rien n’est important

S’il est vrai que partir équivaut à mourir un peu

Dans ces cas-là, le départ sonne comme un adieu

Le temps s’écoule inexorable et nul n’est éternel

Que n’existe-t-il un endroit paisible intemporel

Dans un semblant de vie guidée par les émotions

Les gestes habituels viennent pallier à la raison

Malgré le poids des larmes, on se doit d’avancer

Sachant que bien des malheurs peuvent arriver

A l’instar de sombres nuages amassés dans le ciel

Laissent présager des trombes d’eau torrentielles

Peut-être demain amènera de nouveau la lumière

Un miracle exaucé en réponse à d’intimes prières

4
fév 2015
Posté dans poésie par rouselocin à 4:49 | Pas de réponses »

Que la vie soit courte n’offre pas de consolation

Quand chaque jour apporte son lot de désillusions

Les peines qui se suivent ne prennent jamais fin

La résignation a remplacé l’espoir du lendemain

Jusqu’où doivent monter les cris des désespérés

Combien de voix doivent-elles s’unir et hurler

Le pouvoir est le maître absolu de l’existence

Pour ces assoiffés d’avoir, atteints de démence

L’Enfer a installé son règne et a tout détruit

Plus rien ne stoppera le mal qui nous conduit

Il n’y a pas la volonté de se battre et conquérir

Ni de confiance vers d’heureux temps à venir

La spiritualité sert de refuge avec la croyance

Mais l’extérieur sème le doute et la méfiance

Certains se raccrochent à leur vie matérielle

Imaginant que posséder les rendra immortels

Les années passent trop vite pour ces gens-là

D’autres n’ont que l’envie de partir d’ici-bas

Fuir loin en quittant ce monde de désolation

Expier leurs péchés et attendre la rédemption

4
fév 2015
Posté dans poésie par rouselocin à 4:49 | Pas de réponses »

Des perles d’eau ourlent le bord des paupières

En un témoignage d’une faiblesse passagère

Qu’une main tendre et amicale peut consoler

Tel, le soleil peut sécher les gouttes de rosée

Légère tristesse d’un bref moment de cafard

Qui s’éloigne grâce à l’affection d’un regard

Confidence partagée à la fois intime et sereine

Avec des mots qui apaisent cette petite peine

Nul besoin de motif à cette soudaine émotion

Juste une présence affective et sa compassion

Un soutien sans faille d’une véritable amitié

Laquelle, en cas de besoin, vient nous épauler

C’est une rareté de posséder ce bien précieux

Qui est caché au fond des cœurs chaleureux

Il n’y a ni peur, ni solitude, mais de la richesse

Un trésor d’amour que l’on nomme gentillesse

12345

Blog du niveau intermédiaire |
Mabibliothequeepub |
Chroniques Lectures |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Latragediedeparis
| Designplaktr
| editionsmrannou